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Une belle journée s'annonce. On décide avec Pierrot de renouer avec l'escalade en allant grimper au soleil sur du beau granit. Une journée bien relax quoi.
Direction les Etages pour grimper au Paravalanche, sympathique falaise accessible directement en voiture. On décide de faire le Para Pet Velu, une petite voie TD qui nous permettra sans doute d'en enchainer une autre l'aprèm.
Les deux premières longueurs passent bien ; il faut juste reprendre l'habitude de grimper sur des dalles de granite : à base gestion de l'adhérence.
Après une petite vire, Pierrot attaque une belle longueur en 6a+ en dièdre. C'est vraiment chouette. Il fait beau et chaud, on est super décontracté et la journée s'annonce des meilleurs.
Pierrot disparait dernière le dièdre, je rêvasse et tout à coup j'entends un gros roulement sourd !? M...de ! ça doit être une sacré grosse pavasse qui déboule. Je me précipite contre la paroi, et la corde se tend un peu (mais pas des masses : il a eu le mauvais rélex de prendre la corde en tombant).
C'est là que je voie l'ami pendu à la corde en tirant une sacrée vilaine tête.
"Descends moi, il faut que je m'allonge" :-(
Arrivé sur la vire, le Pierrot s'allonge : il a pris la pavasse sur le dos et s'est fait mal à la hanche en tombant. Une cordée voisine vient voir si tout va bien. Merci à eux. A priori, pas de douleur inquiétante.
Remis de ses émissions (avec l'aide de la fée tabac), le Pierrot est même prêt à repartir.
Bon en fait on déclare le but parce qu'il souffre un peu le bougre : la main brulée, le dos décapé et une jambe qui boite, c'est pas top pour du 6a+ (en plus on est un peu des chèvres sur le caillou !)
Je fini donc la longueur (très sympa et assez technique soit dit en passant) pour récupérer le matos. J'ai une petite pensée pour l'ami en voyant l'emplacement du bloc qui est parti. J'hésite à aseptisé la place mais il risque d'y avoir du monde en dessous. Donc méfiance pour les suivants.
Ensuite descente en rappel et casse croute sur le toit du paravalanche avec une bonne bière et une bonne sieste d'une heure (d'ailleurs j'ai les cuissots qui ont un peu chauffé).
Le frigo des montagnes a toujours une petite bière pour nous !
De retour dans la cuvette chauffante de Grenoble, on passe au CHU pour un contrôle de sécurité. Là je suis impressionné par l'organisation du Pierrot : carte Vital, médecin traitant, mutuelle... tout plein de trucs que je n'ai pas... promis je m'en occupe bientôt !
Au final quelques contusions donc rien de méchant et une leçon : se méfier des falaise d'altitude en début de saison : le gel dégel arrive a faire faire péter même le meilleur des granits.
jeudi 8 mai 2008
Paroi du Paravalanche : Parapet velu (TD/200m)
dimanche 4 mai 2008
Grande Casse : Couloir des Italiens (800m/D)
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Après une belle journée d'Alpi-ski la semaine dernière aux Agneaux, on prend les mêmes réglages et on part pour le couloir des Italiens à la Grande Casse (3852m).
Au passage on récupère Thomas soit le même trio que pour le couloir de l'infernet. C'est plutôt de bonne augure.
Pour la descente, on visait la face nord centrale (5.2/E3) (pas en condition au début)) ou la petite face nord (5.1/E2) mais on a eu la flemme de récupérer le départ de la petite face nord... donc descente par les grands couloirs.
Ça fait maintenant quelques années que je rêvais de faire cette voie. Pour moi qui ai commencé l'alpi en Vanoise, il s'agit d'une voie majeure sur le plus haut sommet du massif.
On décolle donc de Grenoble à 14h direction Pralognan. A 16h30 tout est bouclé et on attaque la montée (un peu chaud) pour arriver vers 18h30 au refuge.
Tout va bien, on est à l'heure pour l'apéro un bon petit Médoc 2005 et un Château Chapelle Maracan 2004. Quel bonheur de boire du bon vin en montagne !
On avale ensuite notre traditionnel Tipiak-saucisson-fromage et il ne nous reste plus qu'à nous endormir pour une courte nuit. Cette fois-ci, pas de ronfleur.
On se lève à 3h, petit déjeuner avec de bons yeux bouffis et départ du refuge à 4h ; on est au col vers 5h30, à l'heure pour apprécier le lever de soleil.
Après une petite pause, on file vers le couloir des italiens (une traversée expo sous les séracs) et c'est parti pour un long brassage.
Pierrot est pas super en canne et donc c'est Thomas et moi qui nous occupons de la trace (en fait, surtout Thomas).

Au bout de quelques heures (il doit être environ 8h), on attaque la glace en corde tendue, d'abord moi en tête, jusqu'à expiration des broches puis Thomas.


En tout, deux "longueurs corde tendue" nous permettent de sortir sur l'arête d'où il ne nous reste plus qu'à monter au sommet. Il est 10h30.
Tradition oblige, j'ai pas de photo du sommet. Un jour j'y arriverai !!!
Longue pause casse-croute au soleil. Pierrot décide de descendre par la voie normale alors que Thomas et moi voulons filer par la petite face nord. Notre motivation de durera pas bien longtemps : c'est un peu compliqué de rejoindre le départ.
Le reste de la descente se fait globalement bien. C'est vraiment le pieds de descendre en ski ; à 14h on est à la voiture.
Encore une belle sortie rondement menée.
dimanche 27 avril 2008
Les Agneaux - Couloir Candau & Piaget (D+/5.2/E2/1980m)
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A force de trop skié, il fallait réveiller l'alpinisme qui dormait en moi. Donc profiter d'un beau WE pour faire une jolie voie sans pour autant délaisser le ski. Le concept du WE était donc de monter par une belle voie d'alpi en descendant par un beau couloir.
Après de multiples réflections, on choisi avec Pierrot le couloir Candau avec descente par le Piaget.
Montée en refuge de l'Alpe samedi en début d'aprèm, rythme tranquille et farniante au soleil. Quelques bières et une bonne bouteille nous permettent de multiplier les projets.
Dimanche réveil 3h après une nuit écourtée par un ronfleur de 1ère catégorie. Petit déj' et départ à 4h du refuge. A 6h on est au pied du couloir où on retrouve 3 courageux skieurs qui ont bivouaqué au col.
Le début du couloir est sacrément goulotté ; ça sera pas une partie de plaisir à la descente.
Ensuite on s'élève vers la droite pour atteindre le pied du Candau.
On s'encorde au premier ressaut mixte et on remonte ensuite une belle goulotte bien encaissée.
Lorsqu'elle devient trop sèche, on la quitte pour des pentes de neige raides (60/70°) et inconsistantes. S'en suit une série de longueurs en mixte délicat, un petit gout de déjà vu au sorbier fondu.
C'est pas simple du tout et le finish nous laisse de bonnes surprises : rocher délicat + protections aléatoires = sensations & souvenirs garantis. En plus avec les chaussures de ski et les skis qui se coincent partout c'est vraiment du pur bonheur ;-)
Ensuite il nous reste une longue et délicate traversée d'arête, quelques pentes bien chauffées et on est au sommet.
Ça a été bien plus long que prévu, il est 15h :-/ ([Edit:] finalement, on a mis 1h de plus que sur le Labande ; c'est pas pire)
La descente est bien plus délicate que prévue : plus de cuisse et neige globalement pourrie (malgré de bons petits passage poudreux).
La fin de l'entonnoir est quasi-inskiable (hyper goulotté et neige béton). Bref on ne s'improvise pas skieur de couloir en quelques sorties. Dommage.
Le retour au refuge est bien long et à la voiture encore plus... Bref bien cassé ce soir et dire qu'il faut déjà penser au WE à rallonge qui arrive... Que du bonheur :-)
