La Croupe de la Poufiasse 2éme  

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Pour les photos, faudra attendre un peu !
Ça y est, la saison cascade de glace a démarré !
Pour fêter ça, on se fait une collective (Nico, Lolo, Maël et moi) sur les Fréaux.
On était parti pour un truc vers le Grand Clôt mais notre curiosité nous a poussé à aller voir la tête de la Croupe.
Ça semblait pas mauvais du tout, juste un peu fin sur le haut.

On se prépare pas vite fait mais globalement bien fait et c'est parti.

Les deux premières longueurs grimpent un peu plus que l'an dernier (moins de neige) alors que la longueur clé est un chouillat plus simple à mon gout.

Par contre à deux cordées qui se suivent, c'est un peu galère mais plein de bonne humeur.

La longueur du haut est toujours aussi sympa et comme l'an dernier et on zappe la dernière longueur qui n'apporte pas grand chose...

Bien sympa cette première journée glaçon. Une belle saison commence.

Grande Casse - Couloir NNW (D/500m)  

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Un nouveau couloir sur la Grande Casse ?? Avec un peu de pub sur c2c, il risque d'y avoir du monde (4 cordées le premier WE) mais c'est pas grave !
Chloé me propose d'aller voir ce que ça donne ce couloir NNW, pourquoi pas.

Départ de Grenoble au petit matin (00:30) pour se retrouve à Albertville direction Pralognan et les Fontanettes. On arrive même à monter 200m sur les pistes mais la titine fait la gueule et la neige met fin à ses supplices vers 1800m.

Vers 3h15, on est aux Bamrettes (2000m) où ont peut chausser les skis. L'approche est longue et pas encore super pratique pour des skieurs : passages sur cailloux, moraine un peu galère en plus c'est pas la grande forme.

Le cône au pied du couloir se remonte tant bien que mal et on attaque tant bien que mal la première longueur ; petit mixte sympa qui met l'eau à la bouche.


From Grande Casse, Couloir NNW

Deuxième longueur, on hésite un peu (j'ai précautionneusement laissé le topo bien au chaud dans la voiture) et on part corde tendue : un petit ressaut en glace mince, de la neige, un deuxième ressaut.


From Grande Casse, Couloir NNW

Là je me dis que je vais laisser Chloé en tête histoire d'en profiter tous les 2 et en fait... plus de glace, juste un long brassage.


From Grande Casse, Couloir NNW


Je récupère donc la première place et je trace jusqu'à la sortie avec un mixte à la con : neige sur éboulie... Entre temps une cordée greno-lyonnaise a profiter de la tranchée pour nous rattraper et termine de tracer la fin de la petite face nord.


From Grande Casse, Couloir NNW


On rejoint alors les grands couloirs via une descente pente de neige pourrie sur glace noir... pas des plus facile.


From Grande Casse, Couloir NNW


Première descente à ski de la saison, bien sympa mais les cuisses ne suivent pas et ça reste un peu court.

On quitte les skis peut après la glacier, il nous reste alors plus que la longue descente jusqu'à la voiture.

Aiguille de la Gandolière : Pépère Grand-Père (TD/400m)  

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J'avais déniché cette voie dans le Labande : "Cette face [...] est comparable à la Dibona par le texture de son rocher". Bref un commentaire plutôt aguicheur. Là dessus, on ajoute un "voie partiellement équipée" et une orientation SE et ça nous donne la voie parfaite pour un beau WE de fin octobre.

Il ne manquait plus que mon appareil photo... je l'ai retrouvé bien rangé :-( cette manie de ranger les choses à leur place...

Départ donc à 7h de la Bérarde avec Mathieu et on remonte tranquillement ce beau vallon des Étançons, totalement désert à cette période.

En deux heures on est au pied de la voie, des dalles bien noires avec 1 puis 2 puis 3... 4 spits... ?? Bon c'est vrai que le début ne peut pas forcément se protéger donc pourquoi pas...

Une première longueur un peu bizarre avec un pas de bloc mais ensuite même la fissure/dièdre est spitée ??

L2/L3 avalées avec un grande longueur "corde-tendue" et on est à la vire intermédiaire et la petite longueur de jonction.

On arrive alors au pied de la partie finale et comme on le redoutait, la suite est spitée avec des "beaux" spits roses :-(

Le granit n'en ai pas moins magnifique mais l'escalade perd un peu en liberté, d'autant plus que le tracé est parfois surprenant : un beau dièdre évidant est évité, une traversée/surplomb sur-spitée ainsi qu'une potentielle sortie super gazeuse shuntée.

Bref on reste sur notre faim mais la journée a été très agréable : beau temps (grimpe en T-shirt), beau caillou, beau panorama et grimpe sans stress.

J'y retournerais pour visiter d'autres voies.

Meije - Voie des Marseillais (TD/450m)  

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Avec un beau WE d'automne comme ça, rien de mieux que de grimper en montagne et d'apprécier les paysages colorée avant la chape hivernale.


From Meije - Voie des Marseillais


On prévoie donc de partir faire la voie des Marseillais avec Nico.

Samedi aprèm, on monte donc pour la Bérarde et direction le refuge du Promontoire. Il fait vraiment doux et on trace bien.

From Meije - Voie des Marseillais


Une petite pause sandwich au Châtelleret et on file au refuge du promontoire.

On arrive alors que le promontoire passe à l'ombre. Le coucher de soleil sur le complexe Grande Ruine est fantastique.

From Meije - Voie des Marseillais


Pas mal de monde pour ce WE : un guide + cliente et un groupe de 4/5 personne avec masse de nourriture.

On se fait une bonne bouffe et après avoir bouquiner un peu, on se couche.

Réveille tranquille à 8h pour un départ à 9h.
On descend faire le plein d'eau et c'est partit pour le pieds de la voie. Là je me maudit d'avoir eu la flemme de porter les crabes : approche bien délicate, faut vraiment être trop con !!!

On hésite un peu sur l'attaque : c'est pas top engageant : rocher raide et un peu brisé... mais au final ça grimpe bien.

From Meije - Voie des Marseillais


Dans la deuxième longueur, je me mets un peut taquet : un mauvais piton que je retape, un friend pour sécurisé mais il fait tout bouger... bref faut pas passer avec les beau bacs mais avec les petites réglettes, bien suffisantes en fait.

From Meije - Voie des Marseillais


On fait ensuite deux grandes longueurs +/- corde tendue pour arriver au pieds d'un dièdre ouvert en IV. C'est là que Nico a un gros coup de moins bien : il grimpe doucement, se protège mal, choisi des itinéraires +/- bons...

From Meije - Voie des Marseillais


Tout ça ajouté au gros gros nuage sur le Râteau et le ciel qui devient menaçant... on déclare le but au début de la dernière partie... Dommage.

Petite réchappe des familles et descente par l'horreur du bide. Le dernier rappel est sacrément impressionnant et arrive directement dans la rimaye (bouchée par de la neige fraiche). Ensuite il faut récupérer les chaussures déposées au pied de lIivresse... super pratique en chaussons.

Au retour, on passe récupérer deux sacs pris dans la glace... j'espère que leurs propriétaires sont encore de ce monde... Le PGHM est averti et on leur donne une identité... Affaire à suivre mais triste découverte.

Tête du Rouget : Directe 76 (TD/350m)  

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Pour ce WE, j'ai trouvé un nouveau compagnon via C2C, Charles. Nos projets correspondent : une belle escalade en montagne.
La météo est encore délicate pour ce WE : grosse chute de neige vendredi. Notre projet à l'Envers des Aiguilles est alors annulé et on se rabat sur la Tête du Rouget pour la Directe de 76.



On monte au refuge du Soreiller  samedi dans l'aprèm : température idéale et panorama automnale magnifique. Que la montagne est belle à cette période !
La face Sud de la Dibona est bien sèche ; on est bien confiant pour le lendemain.

Au refuge on trouve un soliste prévoie de faire la Dibona par je ne sais plus quelle voie.

La soirée au refuge est bien fraiche mais est agrémentée d'une des nombreuses BD.

Au petit matin (6h30), la température est plus clémente que la veille. On se prépare tranquillement et le départ est donnée vers 8h.

From Tête du Rouget - Directe de 76

L'arrivée à la brèche est bien enneigée et donne un avant gout de mixte hivernale : poudreuse froide sans consistance sur rocher... pas évident.

From Tête du Rouget - Directe de 76

On opte alors pour du léger : descendre en chaussons dans le couloir pour ne pas avoir à porter les grosse.

From Tête du Rouget - Directe de 76


Au pied du premier rappel, gros doute : la face est sacrément enneigée, plaquage de neige sur les dalles, chute incessante de glaçons... on hésite un bon moment parce qu'un fois en bas, il faudra bien remonter : soit par la voie, soit par le couloir enneiger... pas top en chaussons. On hésite sacrément : il est encore temps de filer à la Dibona...

On arrive malgré tout au pieds de la voie et celle-ci est globalement sèche. Charles part dans la première longueur et je reste les pieds dans la neige. Ils resteront insensibles pendant 3 longueurs (d'où mon petit zip de pied à la fin de L1).
Le rocher est magnifique (mis à part L1) et l'itinéraire évidant du moins au début du moins sur les 5/6 premières longueurs.

From Tête du Rouget - Directe de 76


From Tête du Rouget - Directe de 76
Le Dièdre ouvert de L3

From Tête du Rouget - Directe de 76
La traversée de L4

From Tête du Rouget - Directe de 76
Le dièdre à côté du pilier rouge. Charles juste avant le passage expo (L5).

Ensuite on est un peu moins sûr de l'itinéraire : on a traversé en ascendance à droit sous les surplombs, passer le fil d'un pilier (relais sur un spit ??). On est alors tout proche de Rackam. On continue alors une longueur en IV+ bien raide pour enfin arriver à une la fin de Rackam (III)

Bref on a pas rejoint trop tôt le pilier mais peut-être trop tard ??? En tout cas on est pas les premiers, vu les pitons en place.

From Tête du Rouget - Directe de 76

La descente par la voie des plaques est un peu frisquette (le soleil est derrière un vilain voile nuageux) - on tire 3 rappels.
La désecalade finale est bien délicate avec la neige et nos jolie chausson trempés. On est bien content d'enfiler les gosses.

Au final, une bien belle réalisation du Chapoutot qu'on a réussi à réussi à grimper malgré des conditions quelque peu aléatoire.

Retour nocturne à Grenoble et dieu merci, la route de St Christophe n'était pas vraiment barré (juste le panneau).

Mont Blanc du Tacul : Goulotte Gabarrou-Albinoni (TD-/500m)  

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Depuis le temps qu'on y pensait, il fallait bien aller faire une petite virée en territoire ennemi. Thomas nous invite sur ses Terres pour la goulotte Gabarrou-Albinoni au Mont Blanc du Tacul. On part donc pour Chamonix - un peu à la bourre (à cause du match de Rugby de la veille + dépendaison de crémaillaire).

La capital de l'alpinisme tient toutes ses promesses : péage de 38€ (Aïe) pour monter à l'Aiguille du midi et racket de 32€ aux cosmiques (l'abri Simond est fermé...)

Le refuge est - il faut l'avouer - super confort et dans un cadre plutot majeur. Petit Tipak-vin rouge saussiflard... sur la terrasse en profitant du coucher de soleil.

From Mont Blanc du Tacul Goulotte Gabarrou-Albinoni


On questionne un peu le gardien : on sera 3 cordées dans la goulotte (2 guides + clients et nous).

Ensuite c'est partit pour une courte et mauvaise nuit : altitude + chaleur extrême et réveille à 3h. Au petit déj, tout le monde a déjà baudard et veste pour être les premiers à l'attaque. On s'adapte donc aux coutûmes locales : petit déj en 2s, équipement en 3s et on trace.

A 4h30 on est à la rimamamaille et les 3 cordées se tirent un peu la bourre pour être en tête. On arrive finalement à s'imposer, il ne reste plus qu'à tracer pour ne pas gêner les autres.

From Mont Blanc du Tacul Goulotte Gabarrou-Albinoni


Les longueurs s'enchainent de nuit, un peu de corde tendue, une petite traversée mixte au niveau du dépard de Maudica Noury... et ça continue. Le jour fait son apparition et on découvre le cadre dans lequel on grimpe.

From Mont Blanc du Tacul Goulotte Gabarrou-Albinoni


C'est vraiment fabuleux...une prommesse encore tenue de la capitale de l'alpinisme !

From Mont Blanc du Tacul Goulotte Gabarrou-Albinoni


La goulotte continue et les longueurs sont tout aussi magnifiques : un petit ressaut, une petite étroiture, une longue pente de neige et on retrouve une petite goulotte avec du mixte facile.

From Mont Blanc du Tacul Goulotte Gabarrou-Albinoni


La sortie de la face est agrémentée par une magnifique corniche.

From Mont Blanc du Tacul Goulotte Gabarrou-Albinoni

L'arête qui mène au sommet se remonte bien mais les jambes commencent à être lourdes

From Mont Blanc du Tacul Goulotte Gabarrou-Albinoni

From Mont Blanc du Tacul Goulotte Gabarrou-Albinoni


Il ne reste plus qu'à fouler le sommet - super belvédaire sur la Küffner. Il est 10h.

From Mont Blanc du Tacul Goulotte Gabarrou-Albinoni


On reste un bon moment au sommet à mettre un nom sur chaque sommet : tant de nouveaux projets.

La descente est vite avallée : la trace du tacul est toute droite et en neige molle ; à mon avis plus pratique à descendre qu'à monter.

A midi on est aux Cosmiques, on casse la croute au pied de l'aiguille du midi et on retourne dans Chamo-land : japonnais, boutique souvenir, string à paillettes estampillé "Aiguille du Midi", si si !

On est alors bien content de retrouver un peu de calme à boire une bonne bière en terrasse face au Mont Blanc. Le Pied !

From Mont Blanc du Tacul Goulotte Gabarrou-Albinoni

Grande Ruine - Le Toit de son Maitre (TD+/450m)  

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Il a déjà pas mal neiger en altitudes les jours précédant mais on tente quand même le coup pour aller grimpouiller dans les Écrins.

L'objectif était le Pic Nord des Cavales mais après un fourvoyage d'anthologie, on se retrouve au Pic Maître de la Grande Ruine à faire Le Toit de son Maître.

From Grande Ruine - Toit de son Maître

Avant de comprendre notre belle erreur, on cherche le départ d'Action Directe, d'où cette jolie trace :
From Grande Ruine - Toit de son Maître

L'attaque est bien délicate : au traditionnel passage de rimaye, s'ajoute une crevasse et la question : on attaque au dessus ou au dessous de cette crevasse. Finalement ça sera par le dessus et donc une petite traversée finou au dessus du gouffre béant.
From Grande Ruine - Toit de son Maître
On fini par attaquer la voie mais on ne saura jamais où l'on est.

Les longueurs sont magnifiques sur un super granit et l'équipement est vraiment béton (trop ?).
From Grande Ruine - Toit de son Maître

Les longueurs s'enchainent bien et les difficultés sont gentilles.
From Grande Ruine - Toit de son Maître
De Grande Ruine - Le Toit de son Maitre (TD+/450m)

Malheureusement, avec notre fourvoyage + perte de temps, on n'aura pas le temps de finir la voie. Dommage. On s'est promis de revenir.
De Grande Ruine - Le Toit de son Maitre (TD+/450m)

Il se fait tard, le retour se fait de nuit et dans le brouillard...
From Grande Ruine - Toit de son Maître

Je vous passe le re-fourvoyage à la descente doublé d'un bon brouillard et d'une petite érance dans les vires... C'était pas trop notre journée.

Je ne raconte pas notre journée du lendemain, ça fait un peu trop de conneries dans le WE...
De Grande Ruine - Le Toit de son Maitre (TD+/450m)

On a quand même profité de ce WE pour faire un peu de nettoyage. Dans l'esprit Mountain Rider --> Lôlô on pense à toi, pense à nous quand tu sera ministre de l'écologie !

From Grande Ruine - Toit de son Maître

Aiguille Dibona : But à la voie des Savoyards (TD/300m)  

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Après notre arrivée tardive au refuge du Soreiller la veille, on profite d'un grasse matinée jusqu'à 9h, réveillée de temps à autre par nos voisins de la nuit qui, en revenant dans le dortoir trouvent que ça sent le "chacal farci" (sic).

Petit déjeuner, préparation des sacs pour grimper light (on monte quand même les grosses) et on est au pied de la voie des savoyards. Le ciel est bleu et le soleil est chaud...

Première longueur avec un départ "renfougne - sac à dos casse couilles" puis deux longueurs en V/V+ bien sympa et globalement bien équipées.


On arrive à la première longueur en 6a mais avec un pied sur le piton ça passe mieux... bien mal m'en a voulu c'est exactement là que les nuages sont venu... si si !

Aurélien me rejoint et je sens que la météo ne nous laissera pas tranquille, j'hésite a lui en toucher un mot d'autant qu'après on part pour une traversée plus au moins deux longueurs avant de pouvoir faire une réchappe. M'enfin on va pas faire demi-tour dès les premiers nuages... On s'engage.

La traversée est une superbe longueur aérienne sous un long toit. C'est vraiment majeur avec de jolies petit pieds qui vont bien et un fin un peu plus physique (hein Auré ?). Tout va bien sauf la météo : il neige alors qu'Aurél n'est qu'à la moitié... Ça sent le but aussi fort que le chacal dans le dortoir.

En deux longueurs faciles dans un dièdre humide, on rejoint la vire Boell pour signer et valider le but (le 2ème pour Aurélien).

Toutes les autres cordées sont en train de tirer des rappels et on profitera de la corde de la cordée précédente. Encore merci (j'ai 2/3 photos de vous dans Visite O... si vous passez par là...)

Au refuge, on retrouve (ou plutôt Aurélien retrouve) des collègues de C2C pour se boire un petite bière-cacahouètes. Ils sont là pour plusieurs jours... on a pas tous la "chance" de travailler ;-)

La descente dans la vallée se fait sous un léger crachin et le soleil nous retrouve à la voiture... il sera là demain pour les chanceux qui peuvent en profiter.

Tête du Rouget : Voie de la Console (TD/500m)  

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Les photos d'Aurélien.

Pour ce WE, je change de partenaire : Nico bosse et Tom ne descend pour ces 3 jours qui s'annoncent médiocres.

Aurélien que je connais via camptocamp et son site web cherche quelqu'un pour une petite sortie ; l'occasion de se rencontrer.

On prévoie donc de partir faire la voie de la Console à la Tête du Rouget. Une voie que le Chaps a ouverte en 1982 qui n'annonce pas de difficulté majeur mais qui laissera quelques traces...


Le rendez-vous est donné à Décath Comboire à 4h30 et on file vers les étages pour une approche directe. Le chemin est globalement bien marqué et ça se remonte pas mal à travers les vires.

La neige de la veille a blanchi les montagnes donne un cachet vraiment sympa. La face est un peu saupoudrée et on attend quelque temps que le soleil arrive.

L'approche

La fin de l'approche est globalement bien enneigée (jusqu'à 10cm au pied) ; on apprécie le piochon.

Aurélien attaque la première longueur qui est bien plus retor qu'elle en a l'air : du V+ engagé avec un peu de neige/glace pour corser le tout. Aurélien bricolera deux couplage piton foireux avec friend/coinceur foireux.

Première longueur (Ph. Aurélien G.)

La deuxième longueur n'est pas non plus vraiment simple et avec le rocher mouillé et tout et tout on en "conte pas Fleurette" .

S'en suivent quelques longueurs en 3 qui nous conduisent tranquillement au relais sous la fameuse console.

J'ai la chance de faire cette belle longueur en V+ des familles avec deux jolis spits bien brillants. De belles fissures-cannelures et quelques pas finauds avec l'eau qui suinte... Au relais on peut admirer la console ; énorme bloc de 10m de haut qui tient par 20/30 cm de rocher...

La longueur en V+ sous la console (Ph. Aurélien G.)

Aurélien remonte ensuite le long de la Console



puis un dièdre - hésitation, un autre - hésitation on revient au premier... Quand j'arrive en second, je vois un sympathique bricolage de corde.
La longueur après la console (Ph. Aurélien G.)

C'est vraiment un truc de fou cette voie : on avance doucement et on arrive pas à accélérer... et c'est pas fini.

On continue par 2 belles longueurs en IV/IV+ sur des belles fissures qui nous conduisent au sommet d'un pilier.

Aurélien par pour la longueur suivante : un beau dièdre qui conduit vers un autre dièdre entrecoupée de plusieurs surplombs... relais au pied.

Dès le début, je sais que je vais me mettre taquet : c'est pas mon style. Escalade par coincement, tout tordu un peu physique... et je me mets taquet. Heureusement c'est bien pitonné mais j'suis quand même taquet. Bien retor le V+ du Chaps... Pour moi c'est un bon gros 6a et Aurélien le confirmera.

La suite est plus tranquille : on suit le fil d'un gendarme bifide puis on contourne la Tour Trapue par la droite (contrairement au topo qui indique de partir dans un dièdre fissure peut engageant...).



Les difficultés sont fini, près de 9h d'escalade tout de même. On a un peu fait chauffer l'horaire (6-7h)...
Le sommet du Rouget (Ph. Aurélien G.)

La suite est globalement classique : on mange un morceau, sommet, rappel, on coince la corde, on la re-coince, couloir-vires d'éboulis... névé, éboulis, les dalles près du refuge et on débarque à 21h45 au refuge... tout le monde dort déjà.
La nuit arrive... un peu trop tôt (Ph. Aurélien G.)
La gardienne rassure le PGHM, un coup de soupe/nouilles et on va se coucher bien motivé pour la voie des savoyards le lendemain.

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Grenoblois qui essaie de profiter un max des montagnes des alentours.
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